27.10.2006

De l'art d'être un pur connard ...

Je disais dans ma précédente note : vivement la fin de mon contrat.

Je rajouterais aujourd'hui : p***** mais quelle poisse que j'ai tellement besoin d'argent sinon je me barrerais tout de suite !

 

Non seulement, pour "m'occuper" (déjà c'est pas normal, il devrait avoir des choses à me donner à faire ... mais bon passons), il me donne des trucs à faire qui n'ont strictement rien à voir avec ce pour quoi j'ai été embauchée ... et des trucs chiants en plus, du genre "clic ok clic ok clic ok" 8 heures d'affilée, le genre de trucs à te refiler la migraine vite fait.

Mais en plus, alors que ça fait une semaine que je me défonce littéralement sur sa merde, il se permet de me sortir en arrivant (1h30 en retard) "ah hier c'était pas top t'as pas fait beaucoup de liens" ... Ben NAN CONNARD tu vois tu vas faire ça 10 jours d'affilée et après on en reparlera, t'avais qu'à être là à me surveiller j'aurais peut-être bossé OK ? Et puis beaucoup ou pas beaucoup de liens hier, le résultat est quand même archi positif, mais ça il l'a pas vu, évidemment !

 

VIVEMENT qu'il se barre manger avec son client de merde, que je puisse continuer à glander, à ne pas faire ce qu'il faut ... Il veut me faire chier ? Il va être servi ! 

  

25.10.2006

La J'Me Fais Chier Attitude

Journée glande ...

Anniversaire d'un des fils de mon patron aujourd'hui, conclusion : je suis seule au bureau, personne derrière mon dos à surveiller si je bosse ou pas, donc j'en profite !

Mais qu'est-ce que j'm'emmerde ... Déjà en temps normal j'ai pas franchement grand chose à faire, mais alors là c'est le summum ! Depuis ce matin, les seules choses utiles que j'ai faites sont d'aller chercher le courrier, et de taper une facture que je ne pourrai même pas envoyer parce que le patron n'est pas là pour la valider ... d'ici 15min j'irai à la poste envoyer un colis ... Et voilà, j'aurai terminé ... de travailler, pas de me faire chier s'entend ... J'ai déjà été traîner sur tous les sites sympa que je connaisse, j'ai fait 72 parties de Solitaire et 39 de Démineur, j'ai fouillé consciencieusement tous les dossiers présents sur l'ordi (surtout notés "personnel" ou "photos"), j'ai fait chier 9 personnes sur MSN depuis ce matin ... je sais plus quoi faiiiiiire !!!

Plus que 3 heures à tenir avant la fin de la journée ... Demain aprèm je travaille pas (merci la banque qui me colle des rendez-vous n'importe quand et non négociables), lundi matin non plus (comment ça la visite à la médecine du travail ça dure pas 3 heures ??? ah si si chez nous si !!), mercredi prochain c'est férié ... allé, rien que ça, ça m'aide à tenir, et à avancer plus vite vers le 28 novembre, vers la FIN de mon contrat (et dire que mon patron veut le renouveller ... il se fourre bien le doigt dans l'oeil s'il croit que je vais rester ne serait-ce qu'une journée de plus que prévu !) ...

 

Question existentielle du jour : comment ils faisaient avant quand y'avait pas Internet ???? 

20.10.2006

Se fondre dans la masse ?

Je viens de faire un test stupide sur Internet (d'autant plus stupide qu'il était en anglais et que j'ai pas compris la moitié des questions ...), m'enfin pour une fois ça racontait pas que des conneries ... à savoir qu'à la fin, on me dit que je suis un caméléon social. Si on a la même définition pour ça, je suis assez d'accord avec eux.

Je m'en étais pas vraiment rendue compte jusqu'à ce test (stupide, mais pas si inutile finalement) ... Je me savais capable de m'adapter à tout un tas de situations différentes, à me comporter différemment selon le milieu où je me trouve ... mais de là à dire que je suis un caméléon social, autrement dit que je me fonds à merveille dans l'univers dans lequel j'entre, si bien même que j'arrive à tromper les gens et à me faire -inconsciemment- passer pour ce que je ne suis pas ... Et ben si, à la réflexion, c'est vrai.

Sans être schizo, il est clair que j'ai en moi plusieurs personnalités qui cohabitent (pas toujours pacifiquement d'ailleurs ...), chacune s'éveillant quand le besoin s'en fait sentir ... Je suis à la fois une pépette écervelée, une fille de la haute super bourge et prétentieuse, une punkette destroy, une hippie rêveuse, une petite fille perdue qui demande sa maman, une working girl tirée à quatre épingles, une desperate housewife, une teigneuse fouille merde, une ado instable, une passionnée de musique/équitation/automobile/etc ... et moi ... une fille de 23 ans qui se pose des tas de questions sur tout ... Et le meilleur dans tout ça c'est que je deviens l'une ou l'autre (ou encore l'autre ...) sans même y réfléchir, je me fonds spontanément dans l'univers qui m'entoure à l'instant T, et au final je me sens bien partout ... j'ai même réalisé que j'arrivais à adopter la mentalité des personnes avec qui je suis, quelles qu'elles soient, et ce même si je ne connais rien à leur milieu ... j'observe quelques minutes, et je deviens ce que l'on attend de moi.

C'est fascinant et effrayant à la fois ... 

18.10.2006

Chaînes ...

Vu chez JID, après la chaîne du frigo, la chaîne de la cave !

Je vous laisse admirer son bazar, avant d'offrir mon capharnaüm à vos yeux éblouis ...

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08.10.2006

Surprenante découverte

Je ne savais pas que ma 306 de flic était homologuée Paris-Dakar ... elle non plus, mais après presque deux heures de galère en pleine nuit dans des chemins boueux (voire marécageux), il s'avère qu'elle ne s'y défendrait pas trop mal !

05.10.2006

Comme un noeud dans la gorge ...

Ca fait maintenant une semaine jour pour jour que j'ai envie d'écrire ... ou besoin, je sais pas ... Et je me rends compte que c'est finalement loin d'être facile de dire ce qu'on a sur le coeur, quand ça n'a pas franchement vocation à faire rire ... ou tout du moins sourire ... Pour raconter des conneries, disserter pendant des heures sur des sujet inintéressants au possible, je suis une pro, c'est clair. Mais quand ça va pas, impossible de confier quoi que ce soit à qui que ce soit, du moins pas volontairement. Il faut que ça me tombe dessus, que je sois suffisamment crevée -et accessoirement suffisamment soûle- pour ne plus avoir la force de lutter et laisser sortir tout ce que je retiens depuis trop longtemps.

De mercredi à samedi, Mamour n'a eu d'écho de ma peine que par : "J'ai été à l'hôpital aujourd'hui, ma grand-mère fait vraiment preuve d'un courage incroyable, ça a beau être une grosse conne, j'avoue que là je l'admire", "Mon grand-père est mort cet aprèm", "La messe ça va être l'horreur", "Ca fait des années que j'ai pas vu certaines de mes tantes, et les revoir dans ces conditions c'est affreux", "Il faudrait que j'appelle la famille pour savoir quand ils arrivent, s'ils ont besoin qu'on aille les chercher à la gare". Je sais pas trop ce qu'il a pu penser, je ne sais même pas s'il a pu comprendre à quel point je souffrais.

Jusqu'à samedi soir ... A peine rentrée de l'enterrement, je suis allée à mon cours d'alto, j'ai stressé tout le monde pour qu'on arriver à l'heure, je savais qu'il fallait que j'y aille, que ça me ferait du bien. J'ai croisé Mamour en sortant, j'étais heureuse, je me sentais bien, peut-être parce que j'avais enfin trouvé LE truc qui me remonte le moral quand tout va de travers : la musique, mais pas en écouter comme beaucoup de gens, non, jouer. J'ai été ravie qu'il me propose d'aller voir des amis le soir même, je me voyais pas passer la soirée devant des DVD, j'avais besoin de voir du monde, de rire, de m'amuser ... j'y croyais vraiment. Sauf que non, ça c'est pas franchement passé comme je l'espérais ... Au début si, on boit, on rigole, j'oublie, tout va bien ... et d'un coup, il est même pas minuit et j'ai envie de partir ... même plus que ça, il FAUT qu'on parte, je supporte plus tous ces gens, tout ce bruit, j'ai trop bu et je crâque ... c'est là que je crois que Mamour est resté sur le cul. J'ai tout lâché d'un coup, je me suis mise à pleurer, à lui expliquer que je voulais rentrer chez moi, que j'avais envie d'être seule (il a eu un mal fou à me convaincre que c'était mieux pour moi de rester avec lui), que je croyais pas que ça serait aussi dur, que j'avais voulu être forte parce que c'est ce dont ma famille avait besoin, mais que c'était plus possible, que j'en pouvais plus, que j'étais désolée ... "J'avais jamais vu Dorothée pleurer comme ça, ça m'a déchiré le coeur", "Toinou tremblait, c'était fou, j'ai posé ma main sur son épaule et je suis restée près d'elle, ça s'arrêtait jamais, j'avais peur", "Ma grand-mère a eu tort de m'empêcher de parler à Grand-Père, j'avais besoin de lui dire des choses, je voulais lui dire pour les cours d'alto, il aurait été tellement heureux, c'était son instrument", "C'était horrible d'entendre Isa renifler à côté de moi dans l'église, j'avais tellement de peine pour elle mais je pouvais rien faire ...". Je n'ai finalement réussi à retrouver le sourire qu'en repensant à ma grand-mère se prosternant tellement bas qu'elle en était presque à se rouler par terre dans l'église, à la solution qu'on avait envisagée avec Olivier pour que la petite chienne blanche de mes grands parents soit en tenue d'enterrement pour samedi (du gros sel, de la teinture noire, et hop à la machine !), à Shashka que je voulais emmener comme écharpe vivante (et qui aurait sans aucun doute foutu un beau bordel !).

A part ça, ça fait une semaine que je vomis presque tout ce que j'arrive -difficilement- à manger. Et -ô joie !- mon grand-père ayant été déposé dans un caveau temporaire faute de place, on retourne samedi au cimetierre pour le vrai enterrement. Moi qui croyais que c'était terminé et qu'on allait pouvoir essayer de passer à autre chose ...

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